Vous pouvez aussi soumettre vos demandes de publication de sujets nouveaux susceptibles d'apporter (enfin) un débat réellement ouvert et réellement public sur l'école.

Cliquer ici pour soumettre un article de base au modérateur ou l'avertir d'un abus.

Mardi 25 septembre 2007 2 25 /09 /Sep /2007 19:06

Depuis longtemps, le Canton de Vaud attendait une véritable proposition alternative en matière scolaire. C'est désormais sur les rails ! Peut-être que le peuple aura l'occasion de donner un coup d'arrêt salutaire à la déferlante de réformes et de baisse des exigences scolaires.

Il faut bien sûr encore réunir 12'000 signatures de citoyens vaudois avant le 25 janvier 2008.

Déjà, les attaques fusent, certaines "au-dessous de la ceinture", d'autres, simplement mensongères. Même si c'est regrettable pour la clarté du débat, les initiants s'attendaient à ce mode de réaction. La mouvance réformiste de l'école n'est décidément pas encline à supporter la contradiction dans le respect de l'esprit du débat d'idées. La couleur est annoncée.

Par L'observateur - Publié dans : Généralités
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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 22:28

Pour la première fois ont eu lieu des Épreuves Cantonales de Référence (ECR) en 8ème année. Des tests identiques se sont déroulés dans toutes les classes de 8ème du canton, quelles que soient les voies, VSO, VSG ou VSB.

Selon la loi, ces épreuves « standardisées » renseignent sur les performances des élèves pour « contribuer à la qualité du système scolaire » et «assurer une égalité de traitement».

Hélas, ces ECR sont entachés d'erreurs, de négligences et d'irrégularités qui invalident les conclusions qu'on pourrait en tirer. Avec un impact politique non négligeable, dans la perspective de l'instauration de la voie unique.

Des anomalies ont perturbé le déroulement des épreuves: elles n'ont pas eu lieu partout au même moment; il y a donc eu des fuites, et certains élèves connaissaient d'avance les réponses. De plus, les questions avaient été remises au préalable aux maîtres, d'où la tentation de bachoter.

Le barème est calculé  après coup, au vu des résultats des élèves, plutôt qu'en fonction d'exigences préalables. On risque d'arranger les chiffres pour produire des résultats acceptables.

Des erreurs grossières ont été commises dans le corrigé de français, et des maladresses dans le libellé de certaines questions.

Mais la conception même de ces épreuves est aussi en cause: générosité excessive dans la distribution des points, sujets relatifs au programme des années précédentes; en français surtout, importance trop réduite accordée à la syntaxe et à l'orthographe, exercices à corriger de manière souple et personnalisée (où sont la standardisation et l'égalité de traitement ?). Il en résulte une image imprécise des performances, qui devrait tendre à atténuer les disparités entre les élèves.

Or, cette vision biaisée acquiert une dimension politique, dans le contexte actuel : comme ce fut le cas pour PISA, ces épreuves pourraient servir de caution à la voie unique, pour ceux qui prétendent qu'il n'y a pas tant de différences entre les écoliers des diverses filières. L' AVEC s'indigne qu'on donne les mêmes exercices à des enfants aux profils si variés : défaut majeur, dont souffrent à coup sûr les moins scolaires, et qui ne stimule pas la plupart.

L' AVEC demande au DFJ que les leçons de ces erreurs soient tirées, afin de remplir de manière correcte le mandat confié par le législateur. 

Une argumentation plus développée est disponible sur le site de l'AVEC.

Par Olivier Pichard, AVEC - Publié dans : Hétérogénéité des classes
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /Nov /2006 15:22
Le parti socialiste vaudois annonce une conférence pour le 23 novembre à la Maison du Peuple à Lausanne sous le thème : "Comment garantir l'égalité des chances à l'école ?", avec la présence remarquable de Mme Lyon, Conseillère d'Etat. Le public est convié à venir débattre avec elle de la question.

La palette d'invités à la table ronde donne une bonne idée du contenu et de la couleur que le PS entend donner à cette conférence : M. Daniélou, instituteur, président de la SPV, M. Gilliéron, instituteur et illustre Syndic radical de Prilly et Mme Pittet-Blanchette de l'APE, tous ennemis jurés des sections dans l'école vaudoise.

Lorsque l'on connaît un peu le profil des acteurs de la table ronde, on se dit que ce concerto
en sous-sol mineur pour instruments à une seule corde finira invariablement sur un bel accord soigneusement orchestré : pour garantir l'égalité des chances à l'école, il faut enlever les sections dans l'enseignement obligatoire vaudois : les paris sont ouverts !

Dommage que le PS rechigne tant et encore à insinuer un vrai débat dans sa réflexion sur l'avenir pédagogique de l'Ecole vaudoise et romande !

A vos claviers !
Par L'observateur - Publié dans : Généralités
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 10:41

Les réformes ne fonctionnent pas ? C'est de la faute des enseignants qui sont incompétents, des parents des classes moyennes qui souhaitent une école élitiste et des politiciens qui sont frileux !

C'est en substance le constat fait dans une conférence internationale par Monsieur Philippe Perrenoud, référence en matière de pédagogie réformée, et son homologue Claude Lessard, propos relayés dans le journal québécois "La Presse" (cliquer sur ce lien pour voir l'article).

Ce discours montre en tout cas à quel point les milieux réformistes de la pédagogie demeurent hors des réalités quotidiennes et des préoccupations des gens. Les penseurs pédagogistes sont obnubilés par des concepts théoriques qui se révèlent inapplicables ou contreproductifs une fois confrontés aux réalités du terrain.

Se considérant comme détenteurs d'une vérité pédagogique universelle, les gourous pédagogistes ont une tendance récurrente à décrire leurs contradicteurs comme malhonnêtes, incompétents, ou comme des âmes perdues...

Vous avez dit "secte" ?

A vos claviers !

Par L'observateur - Publié dans : Généralités
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Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /Sep /2006 17:57

Cette fois c'est établi : les électeurs de toutes les communes genevoises ont plébiscité une évaluation claire, celle proposée par l'ARLE dans l'initiative 121 sur le retour des notes et le découpage de la scolarité obligatoire.

 

Au-delà du débat sur les notes qui n'a pas de sens pour lui-même, c'est la démonstration éclatante de ce qu'ont toujours nié les tenants des pédagogies de réforme : parents et population ne veulent plus de ces expériences pédagogiques hasardeuses et de la baisse des exigences à l'école publique.

Ils veulent savoir ce que font leurs enfants à l'école et pour quels résultats. En votant massivement en faveur de l'initiative sur les notes, ils ont ainsi également manifesté leur droit de garder le contrôle de l'école qu'ils financent.

 

Les parents romands qui portent ce souci doivent une fière chandelle aux initiants genevois qui ont bataillé ferme pour obtenir cette reconnaissance et faire passer ce message : on ne veut plus que le destin de notre Ecole soit confié à des apprentis sorciers, on ne veut plus que notre école nous soit confisquée par des théoriciens experts en pédagogie, rendez-nous nos profs et leur bon sens !

 

A vos claviers !

Par L'observateur - Publié dans : Actualité
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Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /Sep /2006 17:23
Dans un entretien accordé au journal 24 Heures le 13 septembre dernier, Olivier Baud, président de la Société Pédagogique Genevoise avertit que "si l’initiative de l’ARLE ou le contre-projet du Grand Conseil passent la rampe, plusieurs enseignants ignoreront la volonté populaire". Coup de bluf, coup de génie ou nouvelle tentative d'intimidation à l'encontre de l'électorat genevois ?

Une nouvelle fois, la SPG joue perdant et menace, une attitude récurrente qui commence à agacer.

Au contraire, le chef de l'Instruction publique, Charles Beer, aborde le sujet de façon plus subtile. En rappelant que "le rôle du Conseil d’Etat consiste à faire respecter la volonté popu­­laire", il avertit ainsi ses adversaires entre les lignes : que l'initiative passe ou qu'elle ne passe pas, le Conseil d'Etat veillera à l'application de la loi.

A vos claviers !
Par L'observateur - Publié dans : Actualité
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 13:53

Le M-Parc de Carouge a été témoin d'une bien curieuse affaire, le 2 septembre 2006. Alors que l'enseignant et philosophe Jean Romain animait un stand pour promouvoir le retour des notes à l'école primaire, en vue de la votation du 24 septembre, celui-ci a été l'objet d'une agression de la part d'un enseignant opposé au retour des notes.

Ce qui donne à cet événement un relief particulier, c'est que l'agresseur est à la fois membre de la Société Pédagogique Genevoise et secrétaire du Conseil municipal de la ville de Genève. A court d'arguments dans un échange verbal soutenu, ce dernier est passé à l'acte, renversant le stand des initiants.

Même si les manières verbales agressives de certains cadres de la Société Pédagogique étaient déjà connues, on peut tout de même s'étonner que l'un de ses membres éminents ait pu passer du verbe aux mains (récit de l'événement vécu par Jean Romain : suivre ce lien).

Au-delà de cet événement, on doit bien se demander dans quelle mesure ceux qui se réclament comme les tenants d'une pédagogie "égalitaire" sont capables de résister à l'analyse des méthodes pédagogiques qu'ils prônent. Pourquoi le débat sur les notes les accule-t-il à ce point ?

Si l'idée de perdre cette votation leur fait perdre également leurs moyens, peut-être devraient-ils se demander si leurs convictions correspondent vraiment aux aspirations de la société et des familles genevoises. Mais sont-ils seulement capables de remettre leurs préceptes en question, ou préfèrent-ils céder à une dérive totalitaire imposant à tous la loi du plus petit nombre, si nécessaire par la violence et l'intimidation ?

A vos claviers !

Par L'observateur - Publié dans : L'évaluation
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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 20:52

Dans le bulletin interne du PS genevois, la commission enseignement de ce parti enjoint la population à rejeter l’initiative de l’ARLE pour le retour des notes et le contre-projet de la droite à cette initiative. Ce bref texte est exemplaire des erreurs de jugement de la gauche concernant l’école. Je me propose d’en analyser ici certains aspects (vous trouvez le texte incriminé ci-dessous).

Le slogan final est magnifiquement illustratif : « On va gagner, on doit gagner... car l’on défend "une seule école" démocratique – égalitaire – juste – solidaire. Touche pas à mon école ! Mobilisons-nous contre l'exclusion ! » Ainsi la gauche se profile, comme nous l’a pertinemment dit le regretté Philippe Muray, comme le parti du Bien (cf. Homo festivus festivus). Elle est le Bien, la voix du Bien sur terre. Elle est la Vérité en marche. Elle ne peut pas se tromper. Pour être méchant, on pourrait dire qu’elle est fasciste, étant totalitaire… Etant plutôt fortement laïque, ayant été souvent anti-cléricale, étant plutôt anti-traditionaliste et relativiste en termes de morale, la gauche a tout un discours mystique et religieux qui se mêle à un positivisme un peu archaïque.

Selon elle, et conformément à l’enthousiasme du XIXe siècle, l’avenir, c’est le progrès, et le progrès ne peut qu’être en direction du Bien et de la Vérité. Vous retrouverez ici des thèmes classiques du discours de la gauche prônant constamment le changement, les réformes, n’évoquant jamais le passé, à moins qu’il ne concerne l’histoire du mouvement socialiste, ni surtout pas la tradition culturelle, ô horrible mention ! Car comme tout le monde le sait, la culture (la grande culture qui nourrit l’homme, celle des vraies œuvres ayant du sens) produit de l’inégalité sociale étant une petite chose méchamment bourgeoise. C’est bien Bourdieu qui disait que la culture était un moyen de domination de la bourgeoisie sur les classes sociales défavorisées. Alors on a vidé l’école de la culture. Les IUFM en France et la Nouvelle Pédagogie s’en chargent depuis 20-30 ans et continuent leur travail de sape, en l’occurrence de déculturation (beau sens donné par le Petit Robert : dégradation de l’identité culturelle d’un groupe ethnique). Ce slogan et ce texte de la commission enseignement du PS genevois est terriblement idéologique. Il reste au niveau d’un discours abstrait, un bla-bla bien pensant ne se référant pas à la réalité du terrain. On pourrait dire qu’il s’agit de vœux pieux.

Personnellement, je suis d’accord sur les valeurs. Qui ne veut pas la démocratie, l’égalité, la justice, la solidarité, une « vie meilleure » ? Peut-être certains monarchistes ou certaines personnes de droite, mais encore peut-être ces personnes-là réagiraient-elles plus par rapport aux moyens que la gauche entend utiliser pour y parvenir, n’étant pas forcément en désaccord sur ces fins, sur ces valeurs-là. Qui est pour l’exclusion ou les inégalités ? On le voit, au plan des valeurs, on ne peut pas vraiment s’opposer à cette gauche, car au fond on a les mêmes. Mais que dire des moyens pour y parvenir, dont il n’est pas du tout fait mention ici.

Vous connaissez les propositions de la gauche quant à l’école (hétérogénéité des classes, pédagogie socio-constructiviste mettant l’élève au centre, interdiction des devoirs à la maison, etc.). La plupart de ces propositions sont très problématiques. On peut y rajouter tout ce que l’on peut voir dans la pratique et qui sont les conséquences de politique de gauche à l’école : dédain face aux grandes œuvres signifiantes de notre civilisation, dédain face aux savoirs techniques de base (orthographe, livret, etc.), méthodes de travail peu claires, réformes incessantes, coupure avec le passé, manque de clarté des évaluations, etc. Au fond : dévalorisation du travail, de l’effort et du mérite.

Il ne faut donc pas être naïf et se laisser bercer par ce discours abstrait. Comme le disait Muray également, cela produit un monde virtuel où les mots ne renvoient plus à des réalités concrètes, un monde bien-pensant, uniformisé, triste et ennuyeux. Il y a un refus terrible des réalités dans cette gauche-là. Ces réalités sont notamment l’effort, le travail, l’application, la rigueur, ainsi que tout le plaisir et la satisfaction qu’ils permettent de vivre, alors que les savoirs pauvres et standardisés que la nouvelle pédagogie propose ne parviennent pas à passionner. Il y a donc bien ces belles réalités que sont les savoirs et l’acquisition de compétences. Il s’agit de permettre aux enfants de pouvoir acquérir de vrais savoirs solides et puis de leur permettre également d’être créatifs, de penser le monde et d’agir sur lui. On se demande souvent pourquoi il y a tellement de violence et de désespoir (cf. le livre de Jacques de Guillebon, La France excédée). A mon avis, cela tient au fait, entre autres, que le monde perd sa réalité, comme les savoirs perdent leur saveur à l’école. La Nouvelle Pédagogie et les mesures socialistes mènent à cela. Muray, encore lui, accusait la Gauche, ironiquement nommé le Parti du Bien, d’agir en nihiliste. Il l’accusait donc de détruire le monde des hommes. Et cela s’avère être vrai à un niveau profond et subtil.

Enfin, la gauche prétend défendre les défavorisés. Mais ce sont eux qui sont les victimes d’une école qui ne leur apprend plus grand chose de solide et qui les considèrent à 6 ans, comme s’ils étaient déjà détenteurs d’une maturité fédérale ou de petits universitaires en culottes courtes qui seraient déjà capables de se débrouiller pour faire un travail de séminaire tout seul ou pour tout seul acquérir une orthographe juste, puisque l’orthographe n’est décidément qu’une technique que l’on n’acquerra vraiment que le jour où l’on en aura besoin. On ne leur apprend donc pas de façon solide les savoirs. On les embrouille. On ne leur indique pas clairement ce qu’ils doivent atteindre (encore faut-il encore croire qu’ils peuvent l’atteindre). On les laisse passer à la fin de l’année scolaire même s’ils n’ont pas appris ce qu’il devait apprendre. Pour dire les choses de manière un peu directe, l’école de la Nouvelle Pédagogie prend un peu les jeunes pour des imbéciles…

En Grèce, la gauche a simplifié l’orthographe pour aider les couches socio-économiquement défavorisées à mieux réussir. Résultat, les patrons ont continué d’exiger l’orthographe traditionnelle que seules les enfants « bourgeois » avaient apprise grâce à des parents ayant pu pallier les carences de l’école. Il en va de même en France avec la méthode d’apprentissage de la lecture. Il en va globalement de même à propos de tout dans l’école actuellement.

Réflexion à poursuivre, car le sujet est dense et complexe.

David Rouzeau

Texte du PS genevois :
La commission de l’enseignement du PSG se mobilise déjà, sur mandat du comité directeur, en vue de la double votation du 24 septembre sur l’école (initiative de l’ARLE pour le retour des notes et contre-projet de la droite à l’initiative précitée). Elle appelle les camarades à prendre position pour un double NON lors de l’Assemblée générale du PSG consacrée aux votations scolaires, qui se tiendra le mercredi 10 mai, à 20h, à Luserna. Une rubrique hebdomadaire de Post Scriptum sera consacrée, dès le 12 mai, à la campagne contre une école de la sélection et de l’exclusion. Le 24 septembre prochain, votons toutes et tous pour l’école héritée d’André Chavanne en disant "NON à l’exclusion, NON à une école à deux vitesses". Le double NON doit absolument l’emporter mais, pour cela, nous devrons TOUS nous mobiliser. Pour nos enfants et petits enfants, nous voulons une école de l’intégration, de l’égalité des chances, d’une vie meilleure. Opposons-nous par tous les moyens aux politicien-ne-s de droite qui veulent nous imposer une école plus sélective, plus dure, une école qui reproduise et aggrave les inégalités. Le 24 septembre peut et doit être la journée de la victoire sur l’exclusion, aussi bien celle des élèves en difficulté que celle des requérant-e-s, sans-papiers et étrangers-ères hors communauté européenne. Au nom de la commission enseignement du PS: Gabrielle Falquet, Marilou Thorel Gérard Sermet

On va gagner, on doit gagner... car l’on défend "une seule école" démocratique – égalitaire – juste – solidaire. Touche pas à mon école ! Mobilisons-nous contre l'exclusion !

[tiré de Post-Scriptum, Bulletin interne du Parti Socialiste genevois, n° 15, vendredi 5 mai 2006, p. 5 ; parution hebdomadaire, www.ps-ge.ch]

Par David Rouzeau - Publié dans : Actualité
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Jeudi 25 mai 2006 4 25 /05 /Mai /2006 22:20
Les partisans de l’uniformisation du système éducatif et les socialistes plaident pour une formation de qualité. Cependant, les réformes appliquées à l’école notamment par ces derniers n’ont pas particulièrement amélioré la qualité du système éducatif. Les exemples des cantons de Genève et Vaud, en mains socialistes et où les réformes de la Nouvelle Pédagogie moderniste ont pu s’exercer depuis 20 ans environ, le montrent.

Que chaque personne ait les mêmes possibilités de formation est un idéal fondamental. Pour y parvenir, les néopédagogos ont choisi la fausse voie de la baisse des exigences. L’acquisition de savoirs de base est considérée comme secondaire (par ex. les livrets en math, l’orthographe et la grammaire de la phrase, la chronologie et les dates-clés en histoire). L’enseignement frontal d’une règle ou d’une loi puis son application avec une progression des difficultés est rejeté, de même que les exercices de drill.

Les livres de référence ne sont pas clairs (en français notamment où le livre vaudois de règles est mauvais). Les programmes scolaires n’ont pas de contenus clairement définis qui préciseraient les différents niveaux de la scolarité. Les notes sont refusées alors qu’elles devraient prévaloir dès la première primaire. Les contenus étudiés ne relient plus à la grande Culture de notre civilisation (littérature, références historiques, œuvres d’art, etc.).

Les enfants ne sont ainsi confrontés souvent qu’à des textes insipides. Comment trouver un goût à la vie après cela… Perte du sens de l’Art et de la Beauté, ultra-rationalisme, bien-pensance et j’en passe. Percevez-vous ces nihilismes en marche…

Agissez citoyens !
Par David Rouzeau - Publié dans : Généralités
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Mercredi 10 mai 2006 3 10 /05 /Mai /2006 22:39

Dans le Canton de Vaud, on constate que le premier apprentissage de la lecture dans les petites classes passe bien souvent encore par la reconnaissance des mots et des formes... (appelée aussi approche globale, semi-globale ou, plus pudiquement : mixte).

De multiples études récentes ont montré à quel point ces méthodes sont nuisibles pour les enfants qui rencontrent des difficultés. Des thérapeutes expérimentés considèrent que ces méthodes sont vecteurs de troubles (fausses dyslexies). 

Plus de 80% des parents français ont plebiscité l'interdiction du premier apprentissage de la lecture par la méthode globale et soutiennent en ce sens leur ministre de l'éducation nationale (en partant de nos liens, vous trouverez ces références).

Au contraire, les méthodes directes syllabiques ne laissent pas aux enfants le temps de douter des fondamentaux et offrent une référence stable et structurante dans les premiers pas de l'apprentissage de la langue.

Que faut-il encore à nos responsables vaudois pour qu'ils acceptent enfin de reconnaître l'inefficacité des méthodes globales d'enseignement du français et qu'ils placent l'accent prioritaire sur une approche syllabique progressive axée sur la logique "lettre-phonème-graphème-syllabe" ? Et vous, qu'en pensez-vous ?

À vos claviers !

Par L'observateur - Publié dans : Les méthodes pédagogiques
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